Football – composante féminine

Football – composante féminine

A la rentrée 2015, les premières joueuses U19 du DFCO Féminin arrivaient à Hippolyte-Fontaine, les cadres ayant choisi le lycée pour développer le football féminin dans un esprit de haut niveau. Le « terrain » avait été au préalable occupé par les garçons évoluant en club et centre de formation.

Le partenariat « DFCO Féminin » a été transformé en 2019 en section sportive « Football féminin », associant l’ASPTT Dijon Football, club partenaire du DFCO. Les deux formations engagent une dynamique de formation footballistique au bénéfice des jeunes filles, inédite sur le bassin dijonnais. A l’instar des garçons, des passerelles existeront entre les deux clubs.

Si la progression sportive obéit aux objectifs et au niveau de compétition de chaque formation, des temps de regroupement entre joueuses et de mise en commun des ressources auront lieu dans le cours de l’année.

L’effectif est d’une quinzaine d’élèves, principalement scolarisées en 2nde générale et technologique, 1ère et Terminale générale.

Avant d’être soumis à la commission de sélection du lycée, les dossiers scolaires des candidates font l’objet d’une sélection proche de celle réalisée par les centres de formation appartenant au Parcours de l’excellence sportive. Les dirigeants le justifient en soulignant que l’évolution du football féminin vers la professionnalisation est un processus en évolution.

Le club professionnel accompagne cette mutation – depuis 2015, le DFCO féminin a « signé » plusieurs joueuses. Le football féminin français est en plein essor, soutenu en cela par la FIFA et les fédérations depuis la coupe du monde à Athènes en 2011. La discipline regroupe 69 000 licenciées (un chiffre qui peut cependant paraître modeste au regard des 250 0000 adeptes du ballon rond en Allemagne).

Le chemin parcouru vers la reconnaissance du football féminin est considérable. Pendant la Première guerre mondiale, les femmes « occupent le terrain » avant d’être rejointes par les hommes dans les années 1920. Le régime de Vichy interdit aux femmes toute pratique collective du football et il faudra attendre la fin des années 1960 pour autoriser le retour des femmes sur le terrain. Aujourd’hui, la médiatisation est un facteur important, contribuant à la popularisation du sport ; le niveau de jeu, lui, monte en puissance. Les rapports de force entre clubs et championnats, ainsi que le sponsoring devraient également augmenter dans les prochaines années. Pour l’instant, Lyon truste systématiquement la première place, et il faut reconnaître qu’il existe beaucoup plus de joueuses professionnelles en Allemagne et aux Etats-Unis…

Site : http://www.dfco.fr/dfco-feminin/